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page éditée le 11/10/02
dernière mise à jour : 11/10/02

[english]
voyages en cinéma
/
investigations (autour du cinéma)



À l’ère du cinéma jetable
Un cinéma appauvri
Qu'est-ce qu’un film ?
Un autre regard sur le cinéma
— documentaire sur les pratiques parallèles de cinéma, en France, aujourd’hui.







À l’ère du cinéma jetable

Un film sort en salle un mercredi à 14 h.
Le nombre d’entrées de cette première séance est décisif, il va permettre d’estimer la “durée de vie” du film : il reste à l’affiche quelques semaines, parfois quelques mois, puis…
un mercredi il est remplacé par un nouveau film.
Et ainsi de suite…

Le film est mort, on le jette, à la poubelle ou à la télé.
Bien sûr ces films ne meurent pas vraiment, on les conserve, on les étiquette, on les range, on les soigne, on les oublie.
Certains tout de même, continuent à vivre, (dans les grandes villes uniquement) mais la plupart passent aux oubliettes sont désormais impossibles à voir.

Nous sommes à l’ère du cinéma jetable.






Un cinéma appauvri

La notion de “cinéma” au sens des films qui sortent en salle, est trop réductrice. Ce n’est qu’un cas particulier, particulièrement appauvri, de ce que peut-être le cinéma au sens le plus large du terme. Considérant les évolutions technologiques (couleur, stéréo…) comme des progrès et donc les anciens procédés comme périmés, le cinéma commercial tends à les faire oublier.

Un film, pour être un film, doit-il être…
en pellicule couleur 35 mm avec un rendu d’image lissé et “réaliste”,
en son dolby stéréo, pseudo direct et voix doublées en studio,
d’une durée de 1 h 30 à 2 h,
projeté sur un écran blanc rectangulaire de forme constante,
racontant une histoire avec une structure dramatique, des personnages, des acteurs… ?

Un film peut-être
en N&B, en sépia, colorié à la main, et même sans images
en mono, en stéréo, ou silencieux,
d’une durée de quelques secondes ou plusieurs heures,
projeté sur un ou plusieurs écran,
fait par une seule et même personne…

Ce sont autant de moyens d'expression à part entière, qu'il est dommage de rejeter.






Qu'est-ce qu’un film ?

Trois composantes suffisent à définir le cinéma :

1) Sa mécanique : une machine créant un mouvement. / le projecteur.
2) Ses constituants : lumière et son / image et son.
3) Sa monstration : la projection.


Ces trois composantes machine/mouvement, lumière/son, projection sont la base du langage cinématographique.

Tout était déjà là dès le départ, on n’a quasiment rien inventé depuis. (si ce n’est les “perfectionnements” techniques)

Le cinéma de fiction traditionnel se contente de tourner sur lui même. Il développe des variantes autour de la notion de fiction, bien plus qu’autour de la notion du cinéma même. Il finit par s’épuiser.






Un autre regard sur le cinéma
— documentaire sur les pratiques parallèles de cinéma, en France, aujourd’hui.

— co-réalisation avec Nathalie Curien.


note 2002
: Ce projet de documentaire n'a pas put aboutir. Les entretiens sont publié sur le site cineastes.net.



Extrait du projet :

Ce documentaire s'adressera avant tout à un large public essentiellement composé de néophytes, et tentera d'une part de donner un panorama des pratiques parallèles du cinéma en France aujourd'hui, et d'autre part de stimuler chez le spectateur le désir de découvrir cette branche encore mal connue du cinéma.
Il sera réalisé en vidéo et super 8. Il s'agit autant pour nous, à travers cette démarche, de faire connaître ce cinéma, que de mieux le découvrir nous-même.

Des interviews seront réalisées en vidéo. Il nous semble intéressant de rencontrer non seulement des artistes cinéastes mais aussi des laboratoires artisanaux, des diffuseurs, des programmateurs, des critiques, ou des éditeurs.
Par ailleurs nous souhaitons intégrer des séquences super 8 (artistes au travail…) afin d’introduire le matériau cinématographique au sein d’un travail vidéo.


Nous avons été amenés, dans le cadre de notre travail personnel, à effectuer des recherches sur les cinémas de la marge (cinéma expérimental, cinéma underground, cinéma différent…)

Devant l'absence de réelle documentation ou la difficulté de se la procurer, nous avons décidé de réaliser un documentaire, qui nous permettrait d’une part de rencontrer un grand nombre de cinéastes, et d’autre part de tenter une synthèse, qui par ailleurs pourrait servir à d’autres ensuite.

note 2002 : depuis la rétrospective Jeune, dure et pure ! (et la parution de son catalogue, épuisé mais non réédité) a largement contribué à combler ce manque.


Le tournage a été fait en vidéo et super 8, de décembre 98 à avril 99. Nous avons rencontré 29 personnes ou groupes de personnes (artistes-cinéastes, réseaux de diffusion, laboratoires artisanaux…) dans plusieurs villes de France ( Paris, Nantes, Toulouse, Avignon, Grenoble)

On trouvera en annexe la liste des personnes interviewées dans le cadre du documentaire.







mai 2000



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