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page éditée le 03/02/03
dernière mise à jour : 03/02/03

[english]

motivations 97

note 2003 :
ce texte, écrit en 1997 après 2 ans passés à l'Esav de Toulouse, il présentais mes motivations pour entrer en 3ème année. J'ai finalement décidé de ne pas faire cette année, ayant été admis (en 3ème année aussi) à l'école des beaux-arts d'Orléans (IAV).

"Je ne sais pas si le cinéma à besoin de moi,
mais je sais que j'ai besoin du cinéma."

Artavazd Pelechian


------Le cinéma reste dans une très large mesure enfermé dans un carcan étroit, et les films d’auteur ou indépendants n’y font pas exception. Il ne servirait à rien pourtant de nier le qualificatif de cinéma à certains films en prétendant qu’il n’existe qu’un seul vrai cinéma, le reste étant une vaste entreprise commerciale..
------Le cinéma est encore très jeune, il n’en n’est qu’à ses premiers balbutiements, la partie déjà explorée de son champ des possibles n’est qu’une zone infime. Tout ou presque reste à découvrir. Comment peut-on alors imaginer dans ses conditions, de ne pas aller vers cet inconnu ? Comment imaginer de participer à la production du “cinéma jetable” d’aujourd’hui ?
------Si ce qui se fait me laisse perplexe, si je n’y trouve pas ce que je cherche, alors la seule solution est de le faire moi-même. Et puis cet inconnu est bien trop attractif.
------Le cinéma, la réalisation, n’est pour moi ni un moyen ni un but, simplement une nécessité : il m’est impossible, pour le moment en tout cas, de ne pas faire de films. A peu près tout le reste est secondaire et tributaire de cette nécessité première.

------ Je désire me confronter à la matière.
------La matière du réel d’abord, à travailler et à déformer ; la matière cinématographique elle même, ensuite, malléable et transformable.
------C’est pourquoi le rapport à la vidéo m'intéresse moins, sinon dans une optique de confrontation des matières.
------Il s'agit avant tout pour moi de cumuler différentes techniques, et plus encore, de les combiner entre elles, d'établir des connexions entre plusieurs champs d'actions.

------ Le cinéma n’est pas une somme ou un dérivé d’autres disciplines. Il peut entretenir avec elles un dialogue, se basant sur la différence ou l’analogie. Il serait en revanche illusoire de croire que des règles d’une autre discipline puissent lui être adaptées.
------Je souhaite m’attacher à travailler l’élément cinématographique. Les structures narratives ne m’intéresse pas. Le scénario non plus.
------Je souhaite réaliser des films sans durée pré-définie, convaincu qu’un film pour pouvoir vivre de lui même, doit trouver ainsi que sa propre forme, la durée qui lui est propre, et qui n’a à priori aucune raison de correspondre aux canons en rigueur.
------Je souhaite de même réaliser des films sans règles pré-définies quant aux critères de projection.

------ Je ne crois pas aux obstacles insurmontables en matière de réalisation ou de diffusion. Je ne crois pas à ce consensus qui veut que l’on ne peut faire un film sans argent.
------Je souhaite continuer mon parcours à l’Esav, tout en ouvrant mon horizon vers d’autres lieux.
------Faire une thèse me plairais vraiment, mais je ne sais encore où me mènera mon chemin, je ne sais si je pourrais encore longtemps m’astreindre à rester dans une école.
------Le Lara est également un lieu qui m’attire beaucoup.

------ Dans l’immédiat, j’ai un projet de film au Burkina Faso (1), qui va peut-être se faire. Et à plus court terme j’ai très envie de me lancer dans le projet du 16-photo de maîtrise (2), ainsi que dans des essais de grattage de pellicule 35 (3), dans le cadre ou non d’un exercice de l’école. Je compte me mettre à ses travaux dès que j’aurai terminé le montage de mon projet personnel.


------1997



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notes 2003 :
(1) ce projet ne s'est pas fait, en revanche un autre projet s'est fait plus tard vers le Burkina Faso
(2) ce projet est devenu le film Palimpsestes
(3) ce projet (fait en 16 mm et non en 35 mm) est devenu le film Le Journal d'Agnès